Association d’aide au deuil périnatal – La création

Association hespéranges17

Association d’aide au deuil périnatal contre la solitude.

Parce que j’étais seule à porter mon enfant malade dans mon corps de femme, parce que mon couple était seul face à la « parentalité fantôme », celle qui nous fait parent différent d’autres le jour où notre enfant quitte la vie. Parce que je ne savais pas qui appeler, à qui parler quand j’étais déchirée de douleur, de questions, de culpabilité, amputée de ma maternité et coupée du bonheur de vivre mon couple. Je savais une chose, c’est que je voulais partager mon histoire dans une association d’aide au deuil périnatal avec un parent ayant le même vécu et le même lien à son enfant disparu : parce qu’un professionnel ou un proche malgré toute son humanité et son amour, qui n’est pas concerné et touché intérieurement par le deuil périnatal ne peut pas comprendre ce que nous vivons dans l’instant et durant le reste de notre vie.

Association d’aide au deuil périnatal pour le partage qui soulage

Mettre aujourd’hui à profit mon expérience de maman endeuillée, c’est transformer de manière positive la venue de mes enf’anges dans notre vie, de leur donner statut et valeur, mais surtout de permettre aux parents de ne plus vivre seuls leur deuil et d’être accueillis comme ils le souhaitent, au rythme qu’ils souhaitent dans ce long chemin, comme j’aurais voulu être soutenue au coeur d’une association d’aide au deuil périnatal. A l’exception de hespéranges17 maintenant, Il n’y a pas de structures associatives en Charente-Maritime, pour répondre et accompagner les parents en demande face à la détresse et à l’isolement social qu’engendre la perte précoce d’un bébé et le deuil périnatal qui fait suite. C’est un sujet méconnu, qui est tût, qui fait peur, qui met mal à l’aise et qui pourtant touche près de 7000 familles chaque année en France.*

Association d’aide au deuil périnatal pour se reconstruire

Mon désir premier est de rassembler les parents qui souhaitent être accompagner sur leur chemin de deuil, dont les 5 étapes doivent être traversées pour que le deuil de l’enfant soit apaisé avec les années…Etre ensemble, se soutenir, se comprendre pour s’en sortir et sortir du silence écrasant de l’entourage et de la société permet à tous d’entrevoir la dernière étape du deuil…la reconstruction, la transformation, l’espoir de vivre une nouvelle grossesse ou de continuer une vie de famille, de couple, sans oublier son/ses enfant(s), mais sans déprimer…Pour cela, l’association créée un espace de parole et de partage, ainsi que des ateliers et des manifestations de rencontre et de symbolisation autour de l’enfant décédé. J’ai eu le besoin de symboliser mes bébés, de manière récurrente et pas toujours en phase avec mon conjoint. C’est une demande première et vitale des parents qui traversent un deuil, quelque chose d’inexistant jusqu’à présent dans le département.

Association d’aide au deuil périnatal pour informer

Cette association veut palier au manque d’information sur le deuil périnatal, son accompagnement spécifique et ses conséquences pour les couples et familles qui ne s’attendent pas à une fin comme celle là. Les professionnels de santé, de par leurs témoignages, se sentent démunis et carencés dans cet accompagnement car malgré des programmes de formation spécifique sur le deuil périnatal, ils ne l’ont pas vécu et ne peuvent donc pas toujours comprendre les besoins, les demandes, les détresses des pères et mères endeuillés. Les maternités et professionnels libéraux demandent l’étayage de cette association et des mamans et papas qui l’ont vécu pour mieux comprendre les enjeux de cette épreuve de vie difficile, accompagner de manière plus humaine, plus adaptée et surtout, pouvoir diriger les couples vers l’association pour ne pas rentrer seuls à la maison…